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C'est spécial,
c'est sure.

Pigeon

Une fois à l’Espace

9 ans pis même pas de party pour souligner ça… 

Notre deuxième salon mérite qu’on le célèbre à sa hauteur, avec une bonne bieh pis quelques anecdotes sur ses belles soirées. Faique on va essayer de lui rendre hommage ici avec des mots doux (pis des fois un peu crus).

Merci à tou.te.s celleux qui nous ont partagé leurs souvenirs. On a versé une p’tite larme.

(Par respect pour les auteur.trice.s, les textes sont publiés tel qu’ils ont été reçu)

“m’a te prendre 4 shots de pastiche”

anonyme
Le jour où je me suis séparée du père de mon fils, mes amies m’avaient organisé un party à l’espace public.  Elles m’ont payé un verre, on a célébré ce qui se terminait et la promesse de ce qui allait devenir, elles m’ont montré comment fonctionnaient les Tinder de ce monde… D’autres amis sont arrivés, le party a pogné et je me suis retrouvée dans une mer de câlins et de chaleur humaine. Honnêtement, le meilleur de mes anniversaires ne pourrait battre le tsunami d’amour que j’ai ressenti cette soirée-là.

Trop d’anecdotes!

Boire, danser, rire, souvent pleurer et toujours être consolée, jouer aux cartes, lire, jaser en masse… j’y suis allée chic à paillettes, en pyjama, déguisée en chat… Rencontrer l’amour mais surtout de grandes amitiés… mon deuxième salon, ma famille choisie, le manque que j’ai ça se dit pas!

Merci, pour tout!

Ahhhh tinder. 

Tout a commencé avec un swipe à droite puis un match. Après quelque jour de texto , en faite non juste une journée, on se donne rendez-vous dans une petite microbrasserie du quartier Hochelaga vous avez bien devinez qu’on parle de L’espace Public.

Je suis là assis tout seul a un table a deux je la vois entrer avec sont casque de scooter rouge et sa robe noir. Elle salue les employés et quelques clients, c’est là que je réalise que les gens la connais donc que tout le monde sait quelle est en date, allo le stress qui augmente toé chose.

Les bières s’enligne elle rentre aussi bien que les conversations que nous avons. Je réalise qu’il est presque minuit et que je travaille à 6h du mat oups il est temps de partir. 

L’espace est devenu notre point de rencontre. Comme une deuxième famille. Nous y passions tout notre temps bien sur c’était pré covid. Peu importe ce qu’on avait à célébrer ou non une petite bière dans notre micro préférer n’était jamais de refus. 

L’endroit où nous avons célébré nos anniversaire de couple depuis 3 ans. Ou nous célébrerons nos 4 ans cet été si la situation nous le permet, sinon chez nous mais en votre compagnie, dieu merci que vous avez fait des bières à apporter. 

La bière c’est notre univers c’est pas pour rien que j’ai fait ma demande de mariage à l’endos d’une bouteille.  

L’espace public est un endroit formidable, et super important pour moi car c’est là que j’ai rencontré l’amour de ma vie. 

Merci à vous d’exister et de continuer à contribuer de loin ou de proche a notre amour.

Une fois (ou deux, ou quinze), à l’espace, j’étais avec mes amis que je n’ai pas vu depuis une éternité dans un quartier que j’aime et qui me manque souvent.  J’ai hâte de pouvoir venir vous rendre visite. 

-Louis-Antoine Blanchette

Une fois à l’espace public, j’ai pris une bière d’après-midi avec ma soeur et mon petit neveux d’à peine 3 mois qui dormait paisiblement sur le banc 💚 

C’était un beau moment, dans un temps où tout était pas mal plus simple. 

Vicky Girard

La panne d’électricité
C’était dimanche et on était allés jouer au hockey, à la patinoire au coin Valois/Adam. Vers 16h, on était morts et prêts pour une p’tite pinte de dimanche après-midi. Ça, c’est le genre d’après-midi où tu ressors de l’Espace à 3 heures et quart (AM) en oubliant de payer comme un épais et en laissant ton bicyk là, parce que l’alcool au guidon, c’est mal, voyez.
Ce dimanche là, il y avait une panne d’électricité. Il n’y avait pas de musique. Il y avait des chandelles. Le monde chuchotait et c’était beau.
C’est ça mon histoire.
J’aurais aussi pu vous raconter  la fois que mon ami est tombé en bas du balcon du 2ème de son voisin parce que mon autre ami le ramenait de l’Espace parce qu’il était trop chaud pis qu’ils se sont trompés d’escalier pis qu’en se revirant de bord, le plus gros a fait une mauvaise manœuvre et… c’est ça. Ou la fois où ma blonde s’est fait mettre dehors parce que ça faisait 3 fois qu’elle renversait une table pleine de pintes (dont deux fois celle de la même gang – on leur envoie encore nos excuses – vraiment, les gens sont gentils à l’Espace). Ou la fois où une fille que je connais pas m’a mordu sur le dance floor. Oui, y’a un dance floor, des fois.
On a beaucoup d’histoires à l’Espace. On dit souvent que c’est comme notre deuxième salon! En fait, on passe pas mal plus de temps là que dans notre salon… C’est donc juste notre salon. Notre autre salon chez nous est petit pis plate pis il n’a pas beaucoup d’histoires.
Bref, la panne d’électricité, c’est mon histoire préférée. Les conversations à voix basse ont pris une autre tournure. On entendait la belle voix roucoulée du serveur qu’on trouve si mignon. Il y avait un petit quelque chose qui dépassait le sexy. Je me sentais comme Marlene Dietrich dans l’Orient Express.  Ou comme David Attenborough quand il observe des baleines qui chantent doucement à milles lieux sous les mers. Tout le monde souriait. On entendait les clins d’oeils dans la lumière des bougies. Il y avait un éléphant dans la pièce. Il était gros, poilu, doux, rose et pan-sexuel. Dans la pénombre, il faisait des petites morsures coquines et consenties à tout le monde, sans que les blondes se fâchent comme quand des inconnues te mordent incérémonieusement sur le dance floor.
Je me demande pourquoi ils l’ont jamais refaite, cette panne d’électricité. Un de ces 4, je vais appeler mon chum électricien… On va grimper sur le conteneur en arrière, on va faire ça discret-discret…. clic!
Alexandre Hamel
Salut l’Espace, 

Je sais que tu ne l’as pas facile ces temps-ci. C’est un peu démoralisant de te voir juste de jour avec personne d’autre en dedans. Chèse-chèse, même pas un p’tit shooter ou une pinte au bar. Comprends-moi bien, je me trouve choyée de continuer de vendre de ta bière. Même derrière un plexi, même entre deux couches de peinture parce que y’a pas tant d’autres choses à faire. 

Je repense à tes beaux jours paillettes, tes jours “rienqu’une” qui finissent à 4 heures du matin. Je repense aux fois où je me suis fâchée contre des client.e.s trop lousses ou sans trop d’égard, ça me fait presque (y’a toujours bin des limites) sourire. 

Tu fais ressortir le vrai, les confidences un peu pâteuses, mais douces. Tu donnes envie d’accepter son prochain, même si y tip pas tant ou qu’il raconte pas mal toujours les mêmes histoires; de l’accepter même s’il vient juste prendre un verre d’eau pis qu’il faut que tu le watch parce que tu lui as déjà dit 100 fois de ne pas quêter les client.e.s; de mettre sa demande spéciale même si ça fit pas pantoute avec ton shift de mardi après-midi. Tu donnes aussi envie de ne pas laisser passer les commentaires déplacés, ceux que j’acceptais dans mes autres jobs parce que j’avais pas le choix. Tu ne donnes pas le goût de juste “servir”, tu donnes le goût de s’impliquer, d’être un peu plus transparent, de donner du love.

T’es au pouls de ton quartier, t’essaies pas de jouer une game, t’es belle même avec ton derrière de bar un peu trop steampunk. T’es belle parce qu’on t’a gossé avec amour, parce que t’as donné la chance à plein de monde de s’faire une place, parce que t’es conciliante. T’es belle même quand tu sens les grains bouillis.

Merci l’Espace

C’est une des premières fois qu’on sort à Montréal avec notre bébé de quelques mois. On venait de revenir en ville après avoir habité le bas-du-fleuve. On est donc avec mon frère, et vers 19h30, on couche le bébé dans sa poussette, on met une couverte dessus et au bout de quelques minutes de “brassage” de poussette, il s’endort sans chiâler. 

Mon frère: “Wow, c’est comme une perruche! on met une couverte dessus pis y pense que c’est la nuit”!

avec Pascal Grenier-Delisle comme frère et Yan Tremblay comme papa 😉

Mon souvenir de l’Espace Public: le soir où notre ami est venu prendre une petite bière sur la terrasse avec nous…et son moniteur de bébé. 
 
PS: Ne vous inquiétez pas, le signal a pogné, bébé a bien dormi et maman dormait aussi.




 

Une fois à l’Espace, j’étais en date avec un dude.  Un autre gars que j’aime beaucoup mais que je le savais pas encore, était en date avec une autre fille. Ce même gars et moi-même avons obligé nos dates à s’asseoir à une table à quatre.  Pis c’est ça qui est ça, on est ensemble depuis 3 ans.

Sorry not sorry.

Gabrielle Cadot

Ça commence chez vous par plus d’un 5 à 7 parallèles qui s’étirent juste parce que, des fois, ça vire de même. Souvent en fait, mais on se racontera ça une autre fois. Il commence à être tard, notre groupe est maintenant duo. Ma collègue sort dehors quelques instants. Mais ça s’étire. Et j’ai ses affaires avec moi. Ça ne me tente pas de sortir voir si elle est pas loin, mais en même temps, je commence à trouver le temps long. Je suis vraiment patiente, mais en fait, c’est vraiment long. Il passe devant moi, me regarde du coin de l’œil. Il sort lui aussi. Quand il repasse, je l’arrête et lui demande s’il a vu celle qui m’accompagne dehors. Non. Il m’invite à patienter avec son groupe. Groupe que je remarque à peine, parce que ça vire comme ça aussi, des fois. Il me fait déjà rire en s’inventant un métier d’éboueur. Il sait pas encore à quel point c’est pas ça du tout ça qui compte pour moi dans la vie. C’est encore plus drôle. Il me demande mon numéro. Puis la disparue réapparaît. Ça tire à sa fin, il me regarde sauter dans un taxi. C’est flou un peu, mais je pense qu’il va être trop gêné pour me recontacter. Je me suis trompée sur ce bout-là. Ça va faire bientôt 7 ans qu’il me fait rire. Et il est pas éboueur. 

Marie-Eve

C’était en revenant d’un party bien arrosé. Le genre où on y boit beaucoup de cidres et on revient en autobus scolaire.
La destination finale était nulle autre que l’espace. En y franchissant les portes, nous avions la chance de retrouver nos confrères que nous croyions perdus au combat. Des humains qui s’aiment, il n’y en avait pas moins d’un par pied carré. Au fond de la salle qui me paraissait alors comme une course à obstacles, se trouvaient ceux qui s’apprêtaient à réinventer l’usage de la chaise en bois. Au passage, un être divin me demande à tue-tête ce que j’aimerais retrouver dans mon verre. Sans réfléchir, je m’exclame en retour “2 SHOW D’BOUCANE EN PINTE STP!!” et il serait excessivement faux de croire que c’était ma meilleure décision de la soirée. 
Une fois à la ligne d’arrivée, nous avons su étirer le plaisir jusqu’au moment où un éclair de génie fit son apparition, Caller en V. Le concept est fort simple: Trouver un objet en forme de V qui saura faire l’intermédiaire entre la bouche du participant et sa pinte pour ensuite y verser son contenu à un rythme qui ne respecte en aucun lieu les consignes d’Éduc’Alcool. Le dit objet s’avérera être, vous l’avez deviné, une chaise en bois. Au niveau où nous étions rendus et avec aucun signe de virus apparent, plus rien ne nous dérangeait maintenant que nous avions trouvé le V parfait. L’attroupement généré par cette ingéniosité témoignait de son efficacité. Un après l’autre, tout le monde y passa et chacun approuva. 
Nous assistions à ce moment à la naissance du Cale en V. La légende raconte que la pratique se poursuit encore à ce jour, peu importe l’établissement ou même l’objet servant de V mais la chaise de bois de l’Espace Public en demeurera pour toujours le précurseur.
– Brunch
 
Much love pour toute votre équipe xxx 
Bien hâte de tous vous revoir, un jour!
La fois ou y avait un client assez chaud pas pire lourd qui gueulait au bar “MARIANNE! MARIAAAANNNE! MAAAAARRRRIIIAAANNNNNEE!” jusqu’à ce que le dj me dise “J’pense que le gars veut te parler Roxanne”
Depuis ce jour, dès que je suis un peu pompette, Marianne c’est mon prénom d’usagée, le temps d’une soirée.
Ce gars là, le assez chaud pas pire lourd, voulait vraiment que j’aille danser avec lui, pis ça me tentait tellement pas!!
1- parce que je travaille tsé, pis 2- juste parce que ça me tente pas pentoute d’être ton amie.
Il est finalement passé derrière le bar, m’a crissé un 20$ dans le “pas-décolleté” en me disant “ Là, tu-vas-tu venir danser avec moé?” 
J’ai pas dansé avec lui. Par contre, je l’ai mis dehors du bar et ne l’ai plus jamais revu depuis. 
Ah pis des fois, j’essaie de me faire payer des shots en faisant croire que c’est ma fête. Si on me demande mon nom à ce moment-là, je m’appelle Marianne.
Encore Roxanne-qui-s’assume-pas-toujours

J’ai fêté en direct le match de la médaille d’or de l’équipe de Crosby à 8h du matin à l’Espace avec une stout dans une main et un café Tim Horton de l’autre!

Martin Ruel

Cet exercice là est impossible. 

j’ai tellement de souvenirs dans les deux ans que j’ai passé derrière (et devant) le bar à l’espace qu’on dirait que j’y étais pendant 10 ans. Mais voici des affaires en rafales que je me rappelle:

– la fois où on est venu travaillé en luchador vue que y’avait une soirée financement pour une production théâtrale de Macbeth et de Lutte 

– la fois où on pouvait payé Mathieu Beauchemin pour mettre n’importe quoi comme musique (spoiler alert, je suis sorti pauvre)

– la fois où on servait une beer que j’avais inventé (ma belle Ay Carambole) 

– la fois où y’avait des prints de Ok Cool sur les murs pis qu’on pouvait partir avec 

– toutes les fois où Jeik Dion a dessiné sur des sous verres pis que je suis parti avec 

– toutes les fois où les MeC™ ont sortis leurs belles chemises et leurs montages de feu

– les fois que le Cirque Alphonse prenait d’assaut le bar pour faire des folies 

– la fois qu’on m’a pogné en train de danser dans le sous-sol sur les caméras de surveillance

– la fois que y’avait du Saké au jour de l’an 

– toutes les fois que y’a eu des événements collabos de brasseurs pis qu’au moins une personne finissait en chest

J’en oublie une infinitude, mais résumons ça à toutes les fois qu’on a eu du fun, que la beer était bonne pis que les gens étaient smatts. 

Pas mal tout le temps m’a te dire.

J’ai hâte de vous voir ré-ouvert les cocos!  

Josni Bélanger